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Le Certificat d'urbanisme

Le certificat d'urbanisme est un acte administratif qui indique l'état des règles d'urbanisme applicables pour un terrain donné. 

Il délivre une information sur la constructibilité et sur les droits et obligations attachés à ce terrain. 

Le certificat d'urbanisme n'est pas une autorisation, il ne remplace pas le permis de construire.  

Il est délivré gratuitement. 

Catégories de certificat d'urbanisme 

Il existe deux types de certificat d'urbanisme. 

Le premier est un certificat d'urbanisme d'information. Il permet, en l'absence de projet précis, de connaître les règles d'urbanisme applicables au terrain et renseigne sur : 

  • les dispositions d'urbanisme (par exemple les règles d'un plan local d'urbanisme), 

  • l'existence de servitudes d'utilité publique (restrictions administratives au droit de propriété), 

  • la liste des taxes et contributions applicables pour un terrain donné. 

Ce certificat n'indique pas si le terrain est constructible ou non. 

Le second est un certificat d'urbanisme opérationnel. 

Il indique, en plus des informations données par le certificat d'information, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation du projet et donne l'état des équipements publics existants ou prévus desservant le terrain (voies et réseaux). 

Constitution du dossier 

Le demande de certificat d'urbanisme peut être effectuée à la mairie de la commune où se situe le terrain ou sur imprimé au moyen du formulaire Cerfa n°13410*01. Cette demande doit être complétée par un dossier constitué des documents suivants (la liste des pièces à fournir est limitativement énumérée sur la notice de demande de certificat d'urbanisme) : 

  • une notice descriptive du projet précisant la destination, la nature et la superficie hors oeuvre du bâtiment projeté, 

  • un plan du terrain et un plan de situation du terrain dans la commune. 

La demande de certificat d'urbanisme et son dossier qui l'accompagne doivent être fournis en : 

  • 2 exemplaires, pour les demandes de certificat d'urbanisme d'information, 

  • 4 exemplaires, pour les demandes de certificat d'urbanisme opérationnel. 

Dépôt du dossier 

Le dossier peut être déposé directement à la mairie où se situe le terrain ou envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception. 

Délais d'instruction du dossier 

L'administration dispose d'un délai variable pour répondre à une demande de certificat d'urbanisme : 

  • il est de 1 mois, pour les demandes de certificat d'urbanisme d'information, 

  • ou de 2 mois, pour les demandes de certificat d'urbanisme opérationnel. 

Réponse de l'administration 

En cas de réponse négative, l'administration précise les motifs qui s'opposent à la réalisation du projet. 

Durée de validité du certificat d'urbanisme 

La durée du certificat d'urbanisme (qu'il s'agisse d'un certificat d'urbanisme d'information ou d'un certificat d'urbanisme opérationnel) est de 18 mois à compter de sa délivrance. 

Cette durée peut être prolongée d'une année aussi longtemps que les dispositions d'urbanisme, les servitudes d'utilité publique et les taxes et contributions d'urbanisme applicables au terrain n'ont pas changé. 

Demande de prolongation du délai de validité 

La demande s'effectue par lettre sur papier libre en double exemplaire, accompagnée du certificat d'urbanisme à prolonger. 

Elle doit être adressée à la mairie de la commune où se situe le terrain, au moins 2 mois avant l'expiration du délai de validité de 18 mois. 

Garanties du certificat d'urbanisme 

Pendant la durée de validité du certificat d'urbanisme, aucune nouvelle participation financière ni de nouvelle servitude d'utilité publique (autres que celles ayant pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique) ne peut être imposée au titulaire du certificat d'urbanisme. 

Le Permis de construire

Le permis de construire est un document administratif qui donne les moyens à l'administration de vérifier qu'un projet de construction respecte bien les règles d'urbanisme en vigueur. 

Ce document obligatoire pour les travaux de grande importance ne doit porter que sur les biens immobiliers. 


Travaux sur les constructions nouvelles 

D'une manière générale, les constructions nouvelles sont par principe soumises à permis de construire, même lorsqu'elles ne comportent pas de fondation. 

Par exception, sont notamment dispensés d'un permis de construire, en raison de leur nature ou de leur très faible importance, sauf si elles sont implantées en secteurs sauvegardés ou en site classé : 

  • les constructions qui créent entre 2 et 20 m² de surface hors oeuvre brute (SHOB), 

  • les constructions dont la hauteur au-dessus du sol est inférieure à 12 mètres et qui n'ont pas pour effet de créer de surface de plancher ou qui ont pour effet de créer une SHOB inférieure ou égale à 2 m². 

Travaux sur les constructions existantes 

Les travaux sur constructions existantes sont en principe non soumis à permis de construire. 

Un permis de construire est notamment exigé pour : 

  • l'agrandissement d'un bâtiment lorsque l'opération vise à créer plus de 20m² de (SHOB). C'est le cas par exemple lorsque le projet de construction nécessite la création de niveaux supplémentaires à l'intérieur du logement, augmentant ainsi la surface habitable, 

  • le changement de destination d'une construction (par exemple le changement d'un local commercial en local d'habitation) lorsque ces travaux sont accompagnés d'une modification de la structure porteuse ou de la façade du bâtiment, 

  • la modification du volume de l'habitation lorsque l'opération nécessite de percer ou d'agrandir une ouverture sur un mur extérieur. 

Recours obligatoire à un architecte 

Le recours à  un architecte pour réaliser le projet de construction est obligatoire lorsque la surface hors oeuvre nette (SHON) de la future construction dépasse 170m². 

Possibilité de conseils 

La personne qui n'est pas dans l'obligation de confier son projet de construction à un architecte peut toutefois obtenir gratuitement des conseils auprès : 

  • d'un architecte du conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE), 

  • du service de l'urbanisme de la commune où est situé le terrain, 

  • de la direction départementale de l'équipement (DDE) ou à la direction départementale de l'équipement et de l'agriculture (DDEA). 

Durée de validité du permis de construire 

A compter du 20 décembre 2008, la durée de validité du permis de construire passe de 2 à 3 ans. Ce prolongement d'1 an est mis en oeuvre jusqu'à fin 2010, il s'applique aux permis de construire en cours de validité à la date du 20 décembre 2008. 

Le titulaire de l'autorisation peut en demander la prolongation au moins 2 mois avant son expiration. 

La Déclaration préalable

 

La Déclaration préalable pour les lotissements et autres divisions foncières non soumis à permis d'aménager

 

La déclaration préalable est un document administratif qui donne les moyens à l'administration de vérifier qu'un projet de construction respecte bien les règles d'urbanisme en vigueur. 

Ce document est obligatoire pour les travaux de faible importance. 

Travaux concernés 

Une déclaration préalable doit être déposée avant d'édifier toute : 

  • construction nouvelle créant une surface hors oeuvre brute (SHOB) supérieure à 2m² et inférieure ou égale à 20m², 

  • agrandissement d'une construction entraînant la création d'une SHOB supérieure à 2m² et inférieure ou égale à 20m², 

  • transformation de plus de 10m² de SHOB en surface hors oeuvre nette (SHON), 

  • modification de l'aspect extérieur d'un bâtiment, 

  • changement de destination d'un bâtiment (par exemple transformation d'un local commercial en local d'habitation). Cette formalité s'impose même si le changement de destination n'implique pas de travaux. 

Durée de validité de la déclaration préalable 

A compter du 20 décembre 2008, la durée de validité de la déclaration préalable passe de 2 à 3 ans. Ce prolongement d'1 an est mis en oeuvre jusqu'à fin 2010, il s'applique aux déclarations préalables en cours de validité à la date du 20 décembre 2008.  

Les travaux doivent impérativement commencer dans ce délai dès l'obtention de la déclaration préalable. 

Une fois que les travaux ont commencé, ils ne doivent pas être interrompus pendant plus d'un an. 

Ils peuvent être échelonnés à condition que chaque interruption soit inférieure à un an et que les travaux exécutés d'une année sur l'autre soit suffisamment importants et significatifs. 

Si ces délais ne sont pas respectés, la déclaration préalable n'est en principe plus valable. 

Prolongation de la déclaration préalable 

Si les travaux ne peuvent être commencés dans le délai de 2 ans ou si le titulaire de l'autorisation prévoit d'interrompre le chantier pendant plus d'1 an, il peut demander de prolonger sa déclaration préalable d'1 an. Cette même durée peut être augmentée d'1 an lorsque la déclaration préalable a déjà fait l'objet d'une demande de prorogation avant la date du 20 décembre 2008. 

Cette demande doit intervenir 2 mois avant l'expiration du délai de validité de la déclaration préalable.